La santé et la sécurité dans les mines en réalité virtuelle au Cégep de Thetford

Par Institut national des mines

 

Cet hiver, les étudiantes et les étudiants au Département de technologie minérale du Cégep de Thetford ont bénéficié d’une situation d’apprentissage de santé et sécurité en réalité virtuelle. Exposés à une situation de danger sur un chantier minier grâce à la simulation virtuelle, ils ont guidé un conducteur d’un camion de 400 tonnes.

 

 

 

Depuis le début de la session d’hiver 2019, les étudiantes et les étudiants au Département de technologie minérale du Cégep de Thetford bénéficient d’une situation d’apprentissage de santé et sécurité en réalité virtuelle. Les étudiants ont récemment été exposés à une situation de danger sur un chantier minier grâce à la simulation virtuelle. Le contexte mis en scène, imaginé par les enseignants, propose aux étudiantes et aux étudiants de faire connaître à un conducteur d’un camion 400 tonnes où sont situés ses collègues dans sa vision hors champ.

L’enjeu en santé et sécurité comblé

Grâce à la réalité virtuelle, les étudiants sont en mesure de mieux comprendre la réalité d’un métier, et ce, sans danger. Par cette initiation, le Cégep de Thetford donne l’opportunité à ses futures techniciennes et   techniciens de s’initier à des situations plus risquées et d’apprendre à mieux contrôler les dangers. Ce contexte d’apprentissage optimal permet de mieux comprendre les enjeux liés à la santé et la sécurité.

L’application utilisée, unique en son genre, a été développée spécialement pour le Cégep de Thetford. Le Département de technologie minérale a abordé la formation par étapes pour faciliter la familiarisation à la réalité virtuelle. La première étape consistait à faire visionner les vidéos 360 degrés aux étudiants et ensuite, à expérimenter une situation immersive.

Durant les exercices, les étudiants étaient stimulés. Ils devaient réagir vite en faisant appel à leur logique et en développant leur capacité à prendre des décisions rapidement. Lors de la simulation en équipe de 4 ou 5 membres, l’un des membres expérimentait l’application et devait communiquer à ses coéquipiers ce qu’il voyait. Ainsi, les notions de communication ont été explorées et expérimentées ainsi que leurs connaissances en santé et sécurité. Selon les enseignantes et les enseignants qui ont réalisé l’expérience, les avantages en classe sont nombreux puisque la réalité virtuelle rend concrète les apprentissages habituellement présentés sur papier ou lors de cas d’urgence sur le terrain. D’ailleurs, il est possible de prendre part à des situations complexes dans des mises en scènes virtuelles risquées.

Apprendre autrement grâce la réalité virtuelle

Le Cégep de Thetford démontre un vif intérêt pour la réalité virtuelle depuis déjà quelques temps. La collaboration de deux enseignants : Nadia Paquet et Jean François Huard, d’un conseiller pédagogique, Éric Cloutier, ainsi que de trois partenaires : Centre de technologie minérale et de plasturgie , Centre de développement et de recherche en imagerie numérique et Super Splendide a permis de développer un programme immersif et interactif.

« Pour parvenir à développer l’application, il a fallu beaucoup de temps et travailler avec un budget restreint », explique l’une des deux initiatrices du projet, Nadia Paquet. D’ailleurs, ils espèrent que la réalité virtuelle deviendra une technologie à adopter en éducation, même si elle engendre des coûts financiers importants.

Le personnel enseignant voit d’autres avantages à la réalité virtuelle, notamment une meilleure rétention du contenu par les étudiants et une augmentation de leurs motivations en classe. Cette technologie fait également appel aux émotions et donne un sens à l’apprentissage. « Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles sources de motivation pour toucher les étudiants et bonifier leurs intérêts. La génération actuelle connaît déjà la technologie. Certains étudiants l’utilisent même au quotidien grâce à des jeux vidéo ou lors de sorties dans des parcs d’attractions » renchérit Mme Paquet.

Faire encore plus dans un proche avenir

Selon les deux enseignants, la réception des étudiants a été meilleure que ce qu’ils appréhendaient.  Cette nouvelle approche a encouragé les initiateurs à vouloir exploiter davantage la réalité virtuelle en formation minière. Au cours de la prochaine année, ils feront  l’acquisition de données grâce à des photos réalistes, capturées par des drones, afin de les utiliser dans leurs futures
applications. Selon eux, la télédétection ou le LIDAR (laser detection and ranging) seraient un autre atout à ajouter à la formation ainsi que de la réalité mixte faisant la combinaison de la réalité augmentée et virtuelle.

Grâce aux technologies, les étudiants pourraient éventuellement mettre en pratique des notions plus difficiles à pratiquer en salle de classe, en plus de s’initier à d’autres facettes du métier ou expérimenter certaines méthodes de travail. Bonifier une dizaine de cours dans le programme de technologie minérale serait l’une des avenues à envisager à moyen ou long terme. Favoriser de nouvelles approches et nouveaux modes d’enseignement et encourager les établissements d’enseignement à créer des projets pédagogiques novateurs sont des objectifs poursuivis par l’Institut national des mines. Offrant de la formation minière, le Cégep de Thetford est certainement l’un des établissements d’enseignement qui saura, dans un proche avenir, mettre à profit l’utilisation de technologies novatrices dans ses contenus pédagogiques.

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